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    Un scooter volé... ou prenez vos précautions avant de vouloir rendre service à un copain !

    dimanche 14 février 2010

    Interpellation

    Suite à un scooter volé

    Mercredi 10 Janvier 2007, 12h30 13h,

    Trois jours avant mes 18 ans

    J’étais avec un ami en train de pousser un scooter pour aller lui gonfler les pneus. C’était un grand de la résidence Le B.-du-T. qui nous avait demandé de le faire. Sur le chemin de la cité à la station, le grand qui avait confié le scooter nous crie de faire gaffe parce qu’il était volé ! J’ai un peu paniqué mais je ne voulais pas laisser mon pote tout seul et nous sommes arrivés à la station de lavage de M., pas très loin de la concession Renault. A ce moment, mon ami a aperçu un jeune qui téléphonait : nous nous sommes rendus compte après coup qu’il téléphonait sans doute à la police et que c’était un ami de la victime du vol du deux-roues. Nous avons décidé, mon ami et moi de faire demi-tour ; mais, à ce moment, est arrivée une voiture de police. Mon ami s’est mis à courir et moi aussi, en lâchant le scooter. Les policiers nous ont vus et se sont donc mis à notre poursuite. J’ai été interpellé et mon ami aussi, allée des C. qui se trouve perpendiculaire à l’allée de M.. Tout de suite après, j’ai été menotté derrière le dos, serré... et emmené dans le véhicule de police : une fois dans la voiture, le conducteur du véhicule a effectué un demi-tour et il s’est mis à remonter l’allée en sens interdit, pour reprendre l’allée de M. où se trouvait l’ami de la victime, le scooter et un camion de police, qui lui, était venu prendre le scooter. Le temps qu’une partie des agents de police montent le scooter dans le camion, récupèrent les coordonnées … de l’ami de la victime, le deuxième est venu nous voir mon ami est moi, qui nous nous trouvions toujours dans le véhicule de police arrêté sur l’allée de M.. Un des agents, s’est approché de la voiture et a ouvert la portière arrière et il me dit : « je t’ai déjà mis en garde à vue toi », je lui répondus par : « Non, je n’ai jamais fait de garde à vue ». Suite à ma réponse, j’ai reçu un grosse gifle à la figure. Il a insisté cinq ou six fois, à chaque fois que je répondais par ‘’NON’’, je m’en prenais une autre. J’ai fini par me taire au bout de la cinquième ou sixième fois mais l’agent, lui a continué à insister mais comme je n’ai pas répondu il a cessé les gifles. Un autre agent, qui se trouvait déjà à l’arrière du véhicule de police, m’a demandé ma carte d’identité, j’ai alors répondu que : « je l’ai mais elle est dans ma poche arrière de mon jeans et que je ne peux pas la sortir puisque je suis menotté » ; il a répondu par : « Ton nom ? » ; J’ai répondu. A ce moment, l’agent qui m’avais giflé a pris la parole et m’a dit : « Aaaahhhhhh, mais je connais, tu es le frère de celui qui vend de la came et qui se permet de rouler en voiture de luxe. » A l’époque c’était un Touareg V10 TDI de la marque Volkswagen. J’ai pris la parole pour dire : « s’il vend de la came pourquoi ne pas l’arrêter ? » et le policier a répondu très exactement : « Je n’ai pas que ça à foutre et pour te dire je vais même me servir chez lui. ». Le policier qui avait commencé par relever mon identité a fini par le faire entièrement. Avant le départ pour le poste de police, le conducteur de la voiture de police m’a pris par le col de ma veste et m’a dit d’un ton très énervé : « Les petit branleurs comme toi, mérite de se faire enculer ». Evidemment tous les collègues ont assisté à tout les faits ci-dessus, mais aucun ne peut en témoigner. Comme par hasard, ils sont tous devenus sourds et aveugles une fois arrivé au commissariat. Sur le trajet, le véhicule roulait à une vitesse qui variait entre 55, 80km/h, ils ne mettaient pas le deux-tons à tout les carrefours. D’ailleurs ils ne se sont pas arrêtés jusqu’à l’approche du poste. Je ne portais pas de ceinture de sécurité, de même pour mon ami. Une fois arrivé au poste, j’ai été accompagné jusqu’au banc, où j’ai été démenotté puis menotté à nouveau au poignet gauche et au banc. Ensuite on m’a démenotté, et on m’a dit de retirer mes lacets, ceinture, mon pull (car il y avait une capuche avec une ficelle), ma bague. Et j’ai aussi vidé mes poches. Là, j’ai été emmené dans un couloir où il y avait deux cellules. J’ai du retirer pantalon, chaussettes, baskets, tee-shirt et veste. Comme je n’avais aucun stupéfiant ou autres, je me suis rapidement rhabillé et de nouveau on m’a remis sur le banc, menotté d’un poignet. J’ai signé après m’être installé sur le banc, l’inventaire de tout ce qui était en ma possession à mon arrivée au poste. Un agent est venu me détacher de ce banc pour aller faire des photos et relever mes empreintes. De retour au banc, on m’a proposé un medecin et un avocat, j’ai évidemment accepté en disant que j’étais diabétique insulinodépendant, que j’étais en hyperglycémie, qu’il me fallait mon injection d’insuline et que je n’avais pas encore mangé (il était 13h15). Ensuite, j’ai été mis en cellule. A 14h30, un officier est venu me prendre en audition, qui s’est déroulé correctement. 15H20, on me replace en cellule jusqu’à 16h45 pour me reprendre en audition. Une fois dans le bureau, l’officier m’annonce que je vais être présenté derrière une vitre sans tain pour savoir si la victime me reconnaît par rapport au vol. Evidemment, j’étais présenté tout seul. Bien sûr de moi, je m’en foutais car je ne l’avais pas volé mais au retour de l’officier, j’ai appris que la victime m’avait reconnu EN TANT QUE VOLEUR. J’ai été repris en audition où il m’a demandé où est ce que j’étais le jour du vol, un peu perdu, je n’ai pu répondre sur le champ. L’audition, elle, continuait de se dérouler. D’un coup je me suis rappelé où j’étais le jour et à l‘heure du fameux vol, j’étais au centre commercial R.2, avec ma sœur, comme preuve, les tickets de caisses. J’ai été replacé en cellule puis vers 17h50, quelqu’un est venu me chercher pour me dire que j’allais être emmené à l’hôpital JV. à B.. A l’hôpital le médecin ne prenais pas note de tout ce que je lui disais (gifles …), j’ai eu mon injection d’insuline et de l’eau. Il a comme même bien pris en compte que j’étais diabétique et il a même noté sur le certificat que mon état médical n’était pas compatible avec la garde à vue. Mon retour au poste était à 18h30, j’ai appris que mes parents, étaient en route et que je devrais revenir le lendemain, pour une reprise de garde à vue. Le temps que mes parents viennent, j’ai récupéré toute ma ‘’fouille’’ : bague, argent, pull, mes lacets, ma ceinture et tout ce qui était en ma possession à mon arrivée au poste.

    Le lendemain, à 9h au commissariat de police, j’ai été replacé en garde à vue après quelques signatures de ma part et de ma mère qui m’accompagnait puisque j’étais encore mineur. Nouvelle fouille, inventaire et nouveau placement en cellule. Deux interrogatoires ont eu lieu dans la matinée, puis j’ai été transporté vers 12h 13h à nouveau à l’hôpital pour y voir un médecin, à cause de mon diabète. De retour de l’hôpital, j’ai de nouveau été mis en cellule jusqu’à à peu prés 14h30 15h. Aux alentours des 14h30 15h, j’ai été repris en audition qui s’est bien passée, et on m’a annoncé que la victime du vol avait porté plainte contre moi et qu’une perquisition aurait lieu vers 15h30 16h au domicile de mes parents chez qui je vivais. Avant le départ dans le véhicule de police, toujours menotté et à l’arrière, l’officier ‘’conducteur du véhicule, m’a dit : « allez, avoue que c’est toi qui à volé le scooter. » j’ai répondu que non et que la victime lui fallait bien un coupable pour son assurance, je n’avais rien à voir avec cette histoire mais non il leur fallait vraiment un coupable. Une fois arrivé, je leur ai montré le bâtiment, l’étage … C’est ma tante qui a ouvert la porte car ma mère était vraiment en panique. Ils ont fait leurs petites recherche sans rien trouver dans ma chambre, ils m’ont alors demandé si j’avais un garage, comme j’avais rien à me reprocher, j’ai dit « oui ». Nous sommes alors partis ensemble au garage qui se trouvait sur le parking, ils l’ont ouvert mais n’ont rien trouvé d’intéressant ni aucun objet volé. Après, ils ont décidé de retourner au poste, j’ai été remis en cellule. J’ai dû signer le rapport de la perquisition qui n’avait rien donné. Repris à nouveau en audition vers 16h45 17h, j’ai appris que j’allais être libéré et convoqué devant le tribunal pour enfants, il y avait déjà quelqu’un de la famille en route pour venir me chercher. J’ai été convoqué trois mois plus tard et condamné à trois ans de "mise à l’épreuve".



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