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    Un nouveau communiqué de DEI-France à l’occasion de la Journée mondiale des Droits de l’Enfant, ce 20 novembre 2020

    Section française, DEI-France 41 rue de la République, 93200 Saint-Denis ; contact@dei-france.org

    20 novembre : les droits de l’enfant en France

    Enfin, un Défenseur des enfants

    DEI-France, section française de Défense des Enfants International, salue la nomination - attendue depuis juillet... - de l’adjoint à la Défenseure des droits, chargé des droits de l’Enfant, Éric Delemar, et souhaite attirer son attention sur quelques questions dont l’actualité demande le traitement urgent.

    L’accès aux droits va être une préoccupation majeure et il reste à souhaiter que la dynamique donnée ces dernières années par Jacques Toubon, Défenseur des droits et Geneviève Avenard, soit maintenue, sinon renforcée, d’autant que la nouvelle équipe dispose d’une solide administration, vigilante et réactive et de nombreux instruments comme Éducadroit ou le réseau des Messagers.

    Nous souhaitons donc la bienvenue au Défenseur des enfants et nous ne manquerons pas de le solliciter pour un échange et lui proposer de poursuivre notre partenariat au service de la défense et de la promotion de la Convention internationale des droits de l’enfant.

    La crise du COVID ...

    ...fait apparaître une montée de la pauvreté et des inégalités - avant cette crise on comptait déjà trois millions (sur 14 millions) d’enfants pauvres en France. Les conditions de confinement font craindre une montée en puissance des violences physiques, sexuelles ou psychologiques. Il est plus que jamais nécessaire de lever le voile sur les violences faites aux enfants, en famille ou en institution et pour cela de libérer la parole de ceux qui savent, les principaux intéressés, mais aussi les professionnels chargés de les accompagner, les héberger, leur accorder des soins. Ainsi, il est temps d’informer les enfants de leurs droits de signaler ce qu’ils vivent soit aux services de police soit aux services sociaux.

    Hébergement d’urgence : la faillite

    Malgré les ordres de confinement, de couvre-feu, il est scandaleux que la France ait laissé nombre de familles et d’enfants à la rue, qu’il s’agisse des campements où résident des enfants, parfois en bas-âge, à l’égard desquels aucune solution d’hébergement décent n’est offerte, ou encore les mineurs non accompagnés qui s’entendent encore refuser un premier accueil, le temps de l’évaluation de leur situation, malgré les recommandations ministérielles. Le Défenseur des enfants est attendu sur cette question dramatique, où des incriminations pénales seraient possibles pour mise en danger des personnes.

    « Relâchés dans la nature »

    Malgré les protocoles annoncés, nombre de jeunes pris en charge par l’aide sociale à l’enfance sont encore « relâchés dans la nature » à l’âge de 18 ans, sans qu’aient été mises en œuvre durant leur minorité les mesures destinées à assurer leur autonomie sociale et financière, voire leur proposer une « aide jeunes majeurs ». Malgré la connaissance des autorités de la destinée de nombre de ces jeunes - 25% des SDF sont des « sortants » de l’ASE - aucun dispositif sérieux d’aide n’est envisagé, pas même un « RSA jeunes » pourtant revendiqué depuis des années, alors que la pauvreté s’accroît de façon galopante.

    L’absence des dispositifs

    Tous les éléments du dispositif médico-social de proximité des enfants (santé scolaire, service social scolaire, PMI, pédiatrie ou psychiatrie infantile, prévention spécialisée, etc.) sont en crise. Les pouvoirs publics n’en sont toujours pas conscients ; en tout cas on n’entend aucun discours publics fort en faisant le constat. L’État devrait impulser une stratégie pour pallier ces lacunes qui demain se traduiront par la montée en puissance des enfants en conflit avec la loi, faute d’avoir été protégés par la puissance publique. Ce silence est étourdissant ; le Défenseur des enfants peut contribuer à le briser, avec l’appui des associations de défense des droits de l’Homme et des droits de l’enfant.

    Répression et/ou éducation ?

    Et, pour couronner l’ampleur de ce manque de conscience, le débat à partir du 14 décembre prochain au parlement sur un Code de justice pénale des mineurs (CPJM). Il s’agit de ratifier une ordonnance dont le gouvernement souhaite une adoption rapide, alors que le texte recèle de plus de 700 articles dont le législateur n’a pas encore débattu. Le Défenseur des enfants aura à peser sur la procédure législative pour veiller à ce que le droit à la prévention primaire soit garanti, alors que se profile un dispositif visant à sanctionner plus rapidement les infractions à la loi, contrairement aux exigences de la Convention et des principes du primat de l’éducatif sur le répressif. Ce sont surtout les récidivistes que vise le projet alors que, précisément, il faudrait, justement pour eux, renforcer la démarche éducative. C’est un Code de l’enfance qu’il conviendrait de promouvoir et non pas simple un code de justice. Le Défenseur des droits sortant en avait l’intuition ; il serait opportun d’avancer sur cette voie. On en a les moyens ! Il s’agirait également de donner aux enfants un statut civil qui serait le pendant du statut pénal, avec une échelle dans l’exercice des droits de 0 à 18 ans et aussi, plus que jamais, de promouvoir la parole des enfants et des jeunes à travers des dispositifs adaptés de reconnaissance de leur liberté de pensée et d’expression.

    La parole, l’éducation et les valeurs de la République

    Le débat est loin d’être aisé. Comment convaincre l’ensemble du corps social que les enfants ont le droit de croire ou de ne pas croire tout en admettant - ce sont les termes même de la Convention en son article 15 sur la liberté de conscience - que les pouvoirs publics doivent permettre aux parents de guider leur enfants dans l’exercice de leur liberté ? On rejoint ici une question essentielle pour les enfants, mais notamment pour les plus jeunes qui ont fréquemment le sentiment que les lois de la République ne les protègent pas, voire ne les respectent pas. La laïcité est vécue trop fréquemment comme une atteinte à la liberté de pensée. Le contre- sens est majeur et il nous faut nous y attacher, encore plus que nous l’avons fait : la République reconnaît à chacun la liberté de croyance et s’engage à demeurer neutre au regard de toute les religions. Et l’on n’y est pas. À la suite de l’odieux assassinat d’un enseignant par un jeune terroriste, on a entendu certains, parmi les représentants de la République, fustiger les pratiquants d’une religion, un ministre de l’intérieur - par ailleurs ministre des cultes - s’insurger contre la présence de rayons halal ou casher dans des grandes surfaces. Que retirent les enfants de ces battages médiatiques sinon qu’une partie des leurs est infréquentable, et qu’une autre partie est invitée à demeurer dans les quartiers de relégation où les paroles s’emmêlent entre l’horreur des mises à mort et les sentiments de rejet par un pouvoir parfois qualifié de « mécréant » ? Chacun qui est conscient de ce qu’est la jeunesse doit être effrayé des sanctions - disciplinaires, voire pénales - qui pèsent sur les quelques-uns qui ont perturbé l’hommage à l’enseignant assassiné, sans que soit réfléchi un seul instant que l’enfant a le droit de provoquer, qu’il s’agit d’un moyen d’expression de ses questionnements. Les signalements à la justice qui ont pu suivre ces incidents révèlent aussi une tendance dangereuse chez les éducateurs à se débarrasser au judiciaire de ce qui relève d’abord du pédagogique. DEI-France demande que le Défenseur soit particulièrement vigilant quant au sort qui sera réservé aux enfants « signalés », parce qu’il y a lieu d’être alarmé des sanctions qui pèsent sur quelques-uns. Ce n’est pas en punissant et en humiliant qu’on fera grandir, mais par la réponse rationnelle à l’émotion que la bravade a suscitée. On retrouvera alors le vrai sens de l’éducation, qui aurait dû conduire l’Éducation nationale à réserver une heure au moins aux discussions sur les valeurs de la République et en répondant à leurs interrogations sur le monde qui les attend.

    Contacts :

    Jean-Luc Rongé, président : contact@dei-france.org, tel. 06 75 84 80 58

    Alain Cornec, vice-président : cornec@villard-avocats.com, tel. 06 71 57 03 61

    Joël Deleule, secrétaire général adjoint : deleule.joel@free.fr, tel. 06 79 55 33 28


    Le précédent communiqué de DEI-France au sujet de la rentré très spéciale des vacances d’automne...

    Section française, DEI-France 41 rue de la République, 93200 Saint-Denis ; contact@dei-france.org

    Catastrophe annoncée... La réduction de l’hommage prévu dans les établissements scolaires à Samuel Paty, professeur assassiné pour avoir travaillé avec ses élèves quelques caricatures de Charlie-Hebdo, à une minute de silence ce lundi de rentrée 2 novembre et reportant le moment de réflexion civique à des moments futurs indéterminés, ne manquera pas de susciter chez un certain nombre d’élèves des manifestations de refus, passifs ou actifs, et chez un nombre encore plus important des attitudes de simple résignation à un rituel sans grand sens, loin d’une adhésion active, citoyenne, au mouvement de refus de toute barbarie au nom d’une religion et d’appropriation des valeurs de liberté et de tolérance.

    Imposer cette "minute" de silence, sans préparation par des réflexions collectives, structurées, entrant dans le cadre de l’instruction civique, à la suite de 15 jours de vacances où bon nombre d’enfants et d’adolescents se sont nourris de toutes les rumeurs et fake-news qui pullulent sur les réseaux sociaux et internet, est de toute évidence aller au-devant de provocations (comme il s’en était produit à la suite des attentats de janvier 2015), sur fond de carences graves dans notre système éducatif d’éducation au droit et à la citoyenneté.

    Et que se passera-t-il alors pour les élèves provocateurs ? "Deux heures de colle : a refusé de respecter la minute de silence ?" ou encore conseil de discipline ? Évidemment illégal puisque ce motif de punition n’est pas inscrit au règlement intérieur, ni... au code pénal ! Le respect de cette minute de silence n’a sens et valeur que s’il est librement consenti.

    La profonde bêtise de cette mesure va susciter précisément les attitudes qu’elle prétend combattre, au détriment d’une véritable construction de la pensée sur les enjeux actuels de l’exercice concret des libertés structurées par la loi.

    Heureusement que bon nombre d’éducateurs n’attendent pas des injonctions ministérielles déconnectées des réalités pour susciter chez leurs élèves les réflexions nécessaires à une véritable éducation républicaine.

    à Paris, le 31 octobre 2020.

    contact presse : 06 06 80 26 29


    Le projet de "bac Blanquer" m’a inspiré quelques critiques ! L’oubli total des candidats libres, la foutaise des "moyennes", l’annulation de tout ce qui pouvait encore constituer un "programme"...

    Pascal Bouchard le publie sur le site de l’agence TOUTÉDUC :

    http://www.touteduc.fr/fr/archives/...

    L’article est en accès libre, mais c’est aussi l’occasion de vous abonner à cette agence de presse incontournable sur les questions éducatives...


    La polémique suscitée par la publication d’un livre du professeur Perronne, les propos du professeur Raoult de Marseille et les commentaires publiés avec l’article du Quotidien du Médecin qui s’en fait l’écho m’ont inspiré un courriel, mais les commentaires étant réservés aux professionnels de santé, je ne sais pas s’il sera publié... et donc, ici :

    Chers amis du Quotidien du Médecin,

    On peut comprendre votre limitation des commentaires aux professionnels de santé par le souci de n’être pas trop encombré de messages sans intérêt. Cependant, et les échos de la polémique que vous rapportez me confortent vraiment en ce sens, on peut ici reprendre la vieille idée appliquée jadis aux généraux et à la conduite de la guerre : la santé est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls soins des médecins...

    Et c’est ici sans compétences médicales mais de ma position de philosophe que je peux constater deux choses simples :

    - les mots employés, si les propos qu’on leur attribue sont avérés, prouvent seulement que les deux professeurs en question, en maniant l’amalgame, l’injure et ayant constamment recours au seul argument "d’autorité", ont complètement oublié les règles fondamentales de la conversation scientifique et démocratique : de ce fait, leurs propos n’existent pas ; nouvelle preuve de l’analphabétisme conversationnel de gens très "instruits", purs produits de notre système, dit éducatif.

    - "la moitié de la population mondiale" réclamerait le traitement préconisé par le professeur de Marseille : et alors ? en quoi est-ce un argument ? si majorité et vérité coïncidaient, ça se saurait depuis longtemps ! Supposons un "sondage" au temps de Copernic ou Galilée pour savoir si la Terre tourne autour du Soleil ou l’inverse... résultat ? Je rappelle que le principal conseiller du président brésilien est "platiste", comme semble-t-il à peu près le quart des américains...

    Conclusion : les médecins ici en cause, et de nombreux commentaires suscités par votre article le démontrent surabondamment, ont des carences criantes en matière d’exigences philosophiques de base, masquées par l’habileté médiatique : mais si l’histrion a sa place au théâtre, c’est beaucoup moins le cas à l’hôpital... Pendant ce temps-là, les simples citoyens perdent toute confiance en la science, puisque ses plus hauts représentants sont incapables d’échanger leurs analyses sans s’injurier et se diffamer réciproquement. Et les professeurs, dont je fus, se heurtent constamment aux ravages commis sur les cerveaux lycéens par ces analphabètes diplômés, complaisamment invités sur les plateaux...

    De temps en temps, ouvrir vos commentaires aux non-spécialistes, citoyens victimes des agissements de ces "spécialistes", pourrait se révéler utile... Et je vous autorise bien sûr, si vous le jugez intéressant, à publier celui-ci.

    Bien cordialement ! Bernard Defrance, philosophe

    Le lien avec l’article : https://www.lequotidiendumedecin.fr...


    Le petit insert qui apparaît en haut à gauche de nos écrans de télévision et les messages des autorités de santé m’ont inspiré la réflexion suivante (vous pouvez diffuser en mentionnant l’origine bien sûr) :

    Prenons soin de nous ! Les "récalcitrants" révèlent nos difficultés à vivre réellement la démocratie.

    L’erreur cachée, mais massive et constante, de tous les messages et de toutes les injonctions à respecter confinement, distanciation sociale et gestes d’hygiène est de s’exprimer sous la forme impérative de... l’impératif ! grammatical en deuxième personne du pluriel : "Restez à la maison !" au coin de certains de nos écrans... Mais immanquablement, même inconsciemment sans doute, le récepteur du message ne peut que se poser la question : mais qui parle ? qui est le sujet de cet impératif ? son autorité est-elle, non seulement légale, mais légitime ? Le donneur d’ordre apparaît ainsi comme se plaçant en surplomb vertical à l’égard du destinataire du message et s’étonne ensuite, naïvement, de l’inévitable résistance qu’il suscite ; laquelle le conforte dans l’illusion qu’il sera plus efficace en renforçant l’injonction, en moralisant les "inconscients", et en brandissant menaces d’amendes voir carrément de prison ! Alors même que la situation sanitaire en prison risque de tourner à la catastrophe et qu’on va se trouver sans doute dans l’obligation de libérer les détenus en courtes ou fins de peine, voire non encore jugés, présumés innocents !

    On retrouve cette perversion hiérarchique anti-démocratique dans tous les replis des systèmes de "communication", profondément intériorisée par le mode patriarcal de l’éducation en famille et par le mode magistral de l’instruction à l’école. La résistance d’une infime minorité à l’infantilisation permanente du plus grand nombre ne fait que mettre en lumière la résignation de ce plus grand nombre à ne pas exercer ses pouvoirs démocratiques : renoncement très paradoxalement "démocratique" puisque majoritaire !

    Certes, les formes que prennent ces résistances, la plupart du temps rapidement impuissantes, peuvent susciter le renforcement répressif qu’elle croient combattre, mais symétriquement, les "forces d’ordre" ne cessent de susciter et de renforcer les oppositions actives ou passives, pacifiques ou violentes, et de créer ce qu’elle prétendent combattre. Le "crédit social" chinois, par exemple, n’est que l’excroissance massive du livret scolaire, qui évite en grande partie la violence dans la surveillance et la répression, puisque les citoyens, maintenus élèves perpétuels, cherchent évidemment à "réussir" grâce aux "bons points", dans l’espoir vain pour l’immense majorité d’accéder à la caste des donneurs d’ordre : ne pas perdre de vue que l’infantilisation du plus grand nombre n’est que l’effet de l’infantilisme des anciens bons élèves qui prétendent nous gouverner.

    Ivan Illich demandait que l’on déscolarise la société (et non une société sans école !). Je demande plus modestement, en tant que citoyen de plein droit, que l’on cesse de me donner des ordres et de me noter. Je demande tout simplement, au moins dans un premier temps, que le "Restez chez vous !" devienne " Restons chez nous !". Passons tous les messages actuellement télévisés à la première personne du pluriel : "Utilisons un mouchoir à usage unique", "Gardons nos distances par solidarité réciproque", "En cas de symptômes, nous appelons le Samu..." etc. Un simple point de grammaire qui pourrait enfin commencer à donner un sens à notre devise républicaine. Prenons soin de nous ! ce qui réconcilie égoïsme nécessaire et solidarité à enjeu vital.


    Et aussi, messages... de la famille ! Deux de mes soeurs ont réagi à l’envoi dans le cercle familial de la photo de mon fils Gilles, pharmacien-biologiste, en première ligne...

    Hélène : Oui, bravo à Gilles et à tous ceux qui aujourd’hui font un boulot de dingue pour sauver des vies et je pense aussi à Antoine tout juste médecin , le fils de la Mique [surnom de Marie-Josèphe Poyer, née Defrance], en première ligne aujourd’hui aussi !!! Mille mercis et honte à ce gouvernement qui n’a rien su prévoir alors que la Chine et ensuite l’Italie nous avertissaient de ce qui allait se passer... Pour nous, Philippe [le compagnon d’Hélène] qui travaille à Airbus, on lui demande de revenir au boulot pour produire des avions qui de toutes façons sont cloués au sol ! Ils ont des masques qui seraient mille fois plus utiles dans les ehpads et les hôpitaux ! Ils vont contaminer et se faire contaminer, il y a déjà des cas mais c’est pas grave, il faut produire ! Les criminels, il n’y a pas d’autres mots ! À cause de sa bronchite chronique, son médecin l’a arrêté pour 15 jours, il reste avec moi confiné et heureusement.. Et je pense à la Top [surnom de Renée Defrance, notre soeur aînée, décédée en décembre dernier] qui a échappé à tout ça, heureusement aussi pour elle, je crois qu’elle n’aurait pas supporté... Bises à tous, on est très en colère...

    Marie-Josèphe : Chers tous,  Je ne peux que souscrire à ce que dit la Lousse [surnom de Hélène]  ! Bravo à Gilles bien sûr, et à tous ceux qui (comme aussi notre fils Antoine !) sont en première ligne. Drôle de façon de commencer sa carrière de jeune médecin ! En ce qui me concerne, je suis frappée de constater le manque de mise en oeuvre collective et raisonnée des moyens dont cette société dispose  à tous les niveaux, et particulièrement choquée par l’abandon scandaleux des services utiles à tous, abandon que nous payons actuellement au prix fort. Curieusement, c’est là que l’on se rend compte que cette fameuse classe ouvrière, dont on nous dit qu’elle a disparu, est essentielle (à la différence des actionnaires !) à son bon fonctionnement.  Je pense aux aides à domicile, à celles et ceux qui travaillent dans les ehpad, aux éboueurs, à tous ces "invisibles" sans qui rien ne fonctionne...  La seule "union sacrée" dont je suis solidaire, c’est celle de tous ces gens-là qui se battent au quotidien pour faire correctement leur boulot. Et je ne me sens nullement "unie" à ceux qui ont permis un tel gâchis. Et je pense aussi que la Top aurait partagé ce point de vue, même si comme Michel [un frère] le dit, il est mieux qu’elle n’ait pas vécu cela. Cela dit, j’espère que tout le monde va bien !! Nous vous embrassons tous.


    Par ailleurs :

    Les sauvageries commises par la police grecque à l’égard des migrants bloqués à la frontière avec la Turquie - violences qui ne font pas oublier les lâchetés de l’Union Européenne ni le chantage ignoble du sultan - m’ont incité à écrire, en tant que descendant en ligne directe de Konstantin Kanaris (voyez Wikipédia), à la présidente grecque et à son premier ministre. À voir dans "mes textes" en versions française, grecque et anglaise, et aussi dans ma prochaine Lettre-DOC.


    L’affaire ’’Matzneff" m’a incité à compléter le recueil (ci-contre) de mes textes avec un ancien article paru en 1977 dans les Cahiers Pédagogiques (’’L’Enfant et son désir") où je commentais un livre de René Schérer et Georges Lapassade... autres auteurs sulfureux rationnalisant (au sens analytique) la pédophilie, et un autre beaucoup plus récent paru dans la revue EMPAN en mars 2017 (’’Éros pédagogue’’) dans son n° 105 consacré à la question de l’amour dans le travail social.


    Ma Lettre-DOCumentaire concerne directement ou indirectement les droits de l’enfant : liens vers des documents, articles de presse, appels, publications et annonces d’événements divers diffusés sur internet.
    Si vous souhaitez la recevoir (abonnement gratuit), inscrivez-vous par simple message adressé à Lettre-DOC-at-bernard-defrance.net.
    Attention, dans cette lettre, certains liens (notamment avec des organes de presse) peuvent être périmés, et donc si le document vous intéresse, vous pouvez me le demander, peut-être l’ai-je enregistré.

    Enfin, il faut m’excuser du retard pris dans l’écriture et la diffusion de cette Lettre-DOCumentaire : les numéros manquants encore sont bien dans les tuyaux et devraient publiés à la rentrée de septembre.

    Je commence par ailleurs à archiver ici-même cette lettre : voyez colonne gauche de cette page d’accueil. L’archivage commence au 1er octobre 2012.

    Vous pouvez retrouver les archives de mon ancien site dans les rubriques à gauche : principalement tous mes articles publiés en téléchargement libre : cliquez sur les chiffres "0" ou "10" en bas de page pour accéder aux textes archivés.


    Photo : Bruno Defrance, 2000


    Pensées du mois, en vrac ...

    Un esprit pervers trouve son plaisir dans la soumission qu’on a pour lui.

    Platon.


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