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    À l’école de Monticello

    dimanche 21 janvier 2018

    L’école de Monticello

    A la demande de Monsieur Jean Payen et à destination du professeur Montagner, voici mon ressenti sur la journée passée à écouter, voir et photographier les enfants de l’école de Monticello. Bien sûr je n’aurais jamais osé m’exprimer ainsi si Jean Payen ne me l’avait demandé. En toute modestie donc, permettez-moi de vous dire mon admiration, avec mes mots à moi, simples.

    Voilà, je suis ressorti de ma journée de reportage à l’école de Monticello bouleversé, presque en larmes. Comme c’est impudique ! Enfin puisque vous y tenez… Impossible de ne pas faire le lien avec ma propre enfance, les souvenirs sont là, soudain si prégnants. Mes parents pourtant instituteurs eux-mêmes et une scolarité vécue comme une longue souffrance ! Pourquoi ? Aujourd’hui j’ai 64 ans et j’en suis encore affecté, à fleur de peau. Alors voir enfin une école comme celle de Monticello où je n’ai vu que des enfants joyeux, mes images l’attestent, toutes, sans tri, me redonne espoir. L’école n’est décidément plus un endroit où l’on se rend contraint et forcé. Bien au contraire, j’ai vu des enfants sautiller en s’y rendant. Ils jouent tous le jeu, acceptent les règles, et cela sans contrainte, bien volontiers.

    Alors, et puisque ce témoignage vous est adressé, cher professeur Montagner, permettez-moi de vous présenter mes remerciements. Comme si vous étiez celui par qui mon enfance s’éclairait soudain d’une lumière nouvelle. Par-delà les études qui vous ont conduit à ce que de telles écoles, à travers vos désormais nombreux disciples, voient le jour et existent, j’aimerais vous dire tout le bien qu’à l’humanité vous faites.

    Je suis un simple photographe, sensible, qu’une enfance au fond ratée a rendu fragile. Je n’en veux pas à mes parents qui étaient persuadés de bien faire en regard des méthodes en vigueur à l’époque. A la rancœur je préfère l’espoir. L’espoir d’une vie meilleure. Parce qu’enfin, l’enfance est le point de départ souvent irréversible vers une vie réussie ou dévastée à l’image de celle qui est proposée aux enfants des (in)croyants de cet état rêvé des Islamistes extrémistes et fous. Mais plus près de nous dans les quartiers défavorisés où la société, la nôtre, peine à vivre normalement, quelle alternative à leur violence proposer à nos enfants ? J’ose espérer que là aussi des réponses efficaces puissent aboutir à changer les choses au seul bénéfice des enfants, à l’origine innocents des turpitudes auxquelles les adultes voudraient leur faire prendre part. Encore merci à vous.

    Stéphane Guiraud Monticello le 13 10 2017



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