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Qui suis-je ?

 

Pour répondre simplement et superficiellement à cette question, je dirais que je suis un être humain, plus particulièrement une jeune fille âgée de 18 ans. Je pourrais aussi dire dans quelles conditions je vis : je vis avec ma mère et mon beau-père, j’ai aussi deux sœurs qui vivent chacune avec leur petit ami, et l’une d’entre elles a eu un enfant, il y a quatre mois exactement.

Mais, sachant que cette question m’a été posée par un professeur de philosophie, je pense donc qu’il faut vraiment bien réfléchir et répondre à cette question intelligemment. Qui suis-je ? Cette question est vraiment intéressante… Je dirais que je suis une personne avec, comme tout le monde, des déceptions et du bonheur dans sa vie. Comme toutes les jeunes filles, je me remets souvent en cause mais mon grand cœur m’aide toujours à trouver les réponses à mes interrogations.

Pour conclure, je dirais que je suis une personne commune, semblable aux autres, même si je me démarque d’elles de temps en temps ! Je ne sais pas si je me suis éloignée du sujet, mais je trouve que ma réponse à cette question est originale.

 

 

L’amitié

 

Comme beaucoup de jeunes de mon âge, je me pose des questions qui resteront toujours sans réponse : eh oui, l’amitié n’est pas une science exacte. Parmi ces questions, les plus fréquentes sont : qu’est-ce que l’amour ? À quoi sert la vie ? Et il y en a une qui me trotte souvent dans la tête : que peut-on réellement attendre de l’amitié ? Eh bien, j’ai décidé de me poser réellement cette question et de m’y attarder.

Tout d’abord, en tant qu’êtres humains, nous avons besoin d’exprimer les sentiments que nous éprouvons, l’amour par exemple, par les pleurs ou le rire. Les sentiments ont besoin d’être exprimés, ils ne doivent pas être enfouis dans un coin de notre tête, sinon ils finiraient un jour ou l’autre par la faire exploser ! C’est une des raisons pour lesquelles nous éprouvons le besoin d’avoir des ami(e)s : on peut tout leur confier, les peurs, les joies, les peines, partager les moments inoubliables. C’est formidable de pouvoir se retrouver entre amis autour d’un verre, dans un pub, ou réunis pour un dîner d’anniversaire, ou tout simplement au cinéma. Parler pendant des heures sans se soucier du temps, se raconter nos histoires qu’elles soient drôles ou tristes… On se jure d’être amis pour la vie, de pouvoir toujours compter les uns sur les autres.

Pour la vie ? Évidemment c’est irréalisable, même avec le plus grand désir possible de faire durer les amitiés, vient toujours un moment où, pour diverses raisons, nous finissons par nous éloigner les uns des autres à causes des circonstances de l’existence familiale ou professionnelle. Cela peut paraître injuste, en tout cas nous le regrettons… C’est la vie ! et Dieu seul sait combien la vie peut parfois être injuste (mais c’est une autre question et, ce soir, ce n’est pas celle-là qui m’intéresse.) N’y a-t-il pas une certaine tristesse à l’horizon de toute amitié ? Celle de s’éloigner et parfois de s’oublier…

L’autre difficulté est aussi que l’amitié n’est pas toujours réciproque. Parfois on peut croire avoir des amis sur qui compter quels que soient les moments et les circonstances, jusqu’au jour où on apprend que ces « amis » vous trahissent en médisant sur votre compte dès que vous avez le dos tourné.

L’amitié c’est le fait de comprendre quelqu’un et de l’aider quoi qu’il puisse vous en coûter. La véritable amitié, c’est, dès le premier regard, pouvoir savoir et ressentir ce qui se passe dans la tête et dans le cœur de l’autre. Et l’aider sans penser aux conséquences, juste pour pouvoir alléger sa peine, car le fait de parler, c’est se délivrer et se débarrasser des lourds fardeaux que l’on supporte. Mais parfois cette amitié est « à sens unique » : et la personne donne tout ce qu’elle a pour apporter un peu de bonheur à ses amis mais en échange elle ne reçoit rien ! Pas de preuves d’amour ou d’amitié… Seulement des appels au secours qui ne peuvent pas toujours être  entendus car le destinataire a, lui aussi, des moments de tristesse et de faiblesse, et personne n’est là pour le réconforter et lui dire que tout ira mieux !

Alors, pour toutes ces raisons, je pense que l’amitié véritable n’existe que rarement et que, lorsqu’on la partage, il faut tout faire pour la préserver. Même des connaissances de longue date ne peuvent pas toujours prétendre partager une véritable amitié…

 

 

Un bonheur

 

Il y a eu plusieurs moments de bonheur dans ma vie, mais celui qui m’a le plus marqué s’est passé il y a huit mois, quand ma sœur m’avait annoncé  neuf mois avant le 10 mai qu’elle attendait un « heureux événement », c’est-à-dire qu’elle était enceinte. Elle espérait depuis un certain temps la venue de ce petit  être dans sa vie et celle de son ami. Durant les neuf mois de sa grossesse, j’étais impatiente qu’elle accouche et, à chaque fois que j’entrais dans un magasin, je ne pouvais m’empêcher d’aller au rayon des bébés et acheter quelque  chose. J’étais pressée de jouer mon rôle de « tata ». Le 10 mai 2002, à 10 heures 15 un petit garçon vint au monde à la clinique de l’Estrée, et toute la journée j’étais aux anges et je souhaitais de tout mon cœur que les cours se terminent vite afin d’aller voir mon neveu qui venait tout juste de naître. Quand je l’ai vu dans sa couveuse je n’ai pas pu m’empêcher de verser quelques larmes de joie. Maintenant je suis la plus heureuse de toutes  les tatas.

 

Sihem Marouani


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