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La violence que j’ai subie n’était pas une violence " à " l'école mais une violence de l’école, une violence à cause de l’école. C’est en cinquième que cela m’est arrivé. J’étais dans une classe où il y avait beaucoup de perturbateurs. J’étais un " bon élément ", j’avais de bonnes notes et j’étais classé dans la tête de classe. Tout s’est bien passé jusqu’au moment des résultats du premier trimestre, mais à partir de ce moment, au début du deuxième trimestre, des camarades de classe ont commencé à venir s’asseoir à côté de moi. Et un jour, lors d’un contrôle de maths, ils m’ont demandé les réponses : j’ai refusé, et ce fut là mon erreur... Le soir, je rentrais chez moi paisiblement, et là, je suis tombé sur ces camarades auxquels j’avais refusé les réponses... Ils m’ont emmené dans une cave et m’ont frappé, ça a duré plus d’une heure. Je suis rentré chez moi et je n’ai pas eu le courage de le dire à mes parents.

De ce jour, je me suis mis à détester l’école : parce que j’étais motivé et intelligent, l’école m’a fait connaître la violence. Le deuxième trimestre a été catastrophique, je ne faisais plus mes devoirs et je me suis retrouvé du côté des cancres. Mais c’est vrai que, par la suite, j’ai quand même été aidé par des professeurs qui m’ont soutenu et je suis passé en quatrième. Et je remercie encore ma prof d’EPS qui m’a franchement remis dans le droit chemin.

Abdel Mahnaoui,

TS2, lycée Maurice Utrillo, janvier 2000.


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